COMMUNIQUE

L’Association Varoise de l’Appel du 18 Juin en accord avec la Fondation Charles de Gaulle

COMMUNIQUÉ
De Gaulle n’appartient à aucune famille politique

 

La référence à l’œuvre du Général de Gaulle n’a jamais été si fréquente, mais jamais elle n’a été si approximative, et parfois même délibérément abusive, jusqu’au mensonge.

Pour lui, l’action politique passait avant tout par un discours limpide, apte à dire clairement sa pensée, et par une très nette distinction entre la parole publique qui engage, et les propos privés, – distinction que notre époque a quelque peu égarée… Il faut relire ses Mémoires plutôt que de chercher l’ambiguïté dans les recoins de propos rapportés. Ainsi, au sujet du Maréchal Pétain, il exécute en quelques lignes limpides la théorie dite du « glaive et du bouclier » : « Voilà donc le terme de cette affreuse série d’abandons où, sous prétexte de « sauver les meubles », on accepta la servitude. ».

La pensée du Général de Gaulle est vivante car elle est cohérente : elle repose sur une vision du monde, de la place que la France se doit d’y occuper, et sur les moyens qu’elle doit mobiliser pour jouer ce rôle, en accord avec son histoire. Ainsi juge-t-il que la République impose des devoirs à ses citoyens, auxquels nul ne saurait se dérober, mais qu’elle constitue, à ce titre même, un principe intégrateur.

 

Son message exprime une foi inextinguible dans la capacité de sursaut de notre pays, éprouvée en 1945 comme en 1958, et sur sa place indispensable dans le monde, car « personne n’a intérêt à la disparition de la France », comme il le confiait à Adenauer en 1959. Il le disait déjà en 1928 : « Retenez cette leçon, l’histoire n’enseigne pas le fatalisme, il y a des heures où la volonté de quelques hommes brise le déterminisme et ouvre de nouvelles voies. »

 

Pour lui, enfin, l’unité de la nation et la cohésion de la société devaient être, à tout prix, préservées. C’est pourquoi il avait toujours rejeté avec force ceux qui prétendaient reconstruire la France en attisant les tensions, en divisant les Français, en les opposant les uns aux autres.

 

C’est donc trahir sa pensée que d’y prélever des morceaux à son gré, comme à l’étal d’un marchand, et d’en détourner le sens. De Gaulle n’appartient à aucune famille politique. Il appartient à la France, il n’appartient à personne en particulier, et surtout pas à ceux qui voudraient s’emparer de son image et du symbole de courage et de détermination qu’il incarne pour cautionner quelque entreprise politique que ce soit – surtout si cette entreprise est manifestement contraire aux principes qu’il a défendus.

 

Le Conseil d’Administration de la Fondation Charles de Gaulle

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