Joyeux Noel

Les membres du bureau de l’association vous souhaitent un joyeux Noël ainsi que de nombreux moments inoubliables en famille

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Il y a quatre âges dans la vie de l’homme: – celui où il croit au Père Noël; celui où il ne croit plus au Père Noël; – celui où il est le Père Noël; – celui où il ressemble au Père Noël.

Don 2020

8 decembre

8 décembre 1941: de Gaulle ordonne de résister aux Japonais

Ils doivent se mettre en relation avec les autorités locales britanniques, américaines, australiennes, néerlandaises et néo-zélandaises pour leur faire savoir au nom du Comité national que les FFL concoureront à la défense commune du Pacifique par tous les moyens dont elles disposent: « Nous mettons à la disposition des forces alliées toutes les facilités que peuvent offrir les bases de la Nouvelle-Calédonie, de Tahiti et des Nouvelles-Hébrides ».

Le général suggère une concertation immédiate pour savoir quelles sont les mesures les plus opportunes à prendre afin de défendre nos propres possessions.

De Gaulle est très clair:  » Vous vous considérerez en guerre avec le Japon, dès que l’état de guerre existera entre ce pays et la Grande-Bretagne. Dès maintenant, vous résisterez par tous les moynes à toute attaque éventuelle de la part des forces japonaises. Vous me tiendrez informé des décisions prises. Je donne communication des instructions ci-dessus aux gouvernements britannique, américain, australien, néerlandais et néo-zélandais ainsi qu’à tous nos représentants dans le Pacifique et l’Extrême-Orient ».

Décret déchoyant Charles de Gaulle de la nationalité française (8 décembre 1940)

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15 décembre

15 décembre 1943 : les franc-maçons rétablis dans leurs droits

signée le 15 décembre 1943. Les biens devront être restitués et les victimes des mesures d’exclusion, réintégrées et reclassées. En effet, de nombreux fonctionnaires maçons ont été révoqués par Vichy pour leur appartenance et sont dans des situations précaires. Certains sont des membres actifs de la Résistance intérieure ou extérieure.

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Le 15 décembre 1963, la Maison de la Radio, « unitaire et circulaire » selon de Gaulle, est inaugurée

En ce jour d’ouverture au public de la « nouvelle » Maison de la Radio, retour sur l’inauguration de 1963. Un lieu unique, moderne mais aussi de contrôle par le pouvoir politique. Et dès l’origine « l’obligation morale de réussir toutes nos émissions »  Présent à l’inauguration, le général de Gaulle alors président de la République définit ce que sera cette Maison.

« A la radio, fallait-il une maison ? Oui (…) et ce bâtiment complexe et imposant est le signe de l’organisation, de la concentration, de la cohésion nécessaire à son audience et à son influence ! « 

« Concentration » et « cohésion » dit De Gaulle. Il est vrai qu’il était alors nécessaire de réunir dans un lieu unique ceux qui oeuvraient avant sur 39 sites différents un peu partout dans Paris.

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Compte rendu des entretiens entre le général de Gaulle et Harold Macmillan (Rambouillet, 15 décembre 1962)

Du 15 au 16 décembre 1962, le président français Charles de Gaulle s’entretient avec le Premier ministre britannique Harold Macmillan à Rambouillet sur les grands dossiers internationaux et européens. Les discussions portent également sur les conséquences de la réunion de l’Assemblée de l’Union de l’Europe occidentale (UEO), du 3 au 7 décembre à Paris, au cours de laquelle l’Assemblée s’est prononcée pour la création d’une force de frappe nucléaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), condamnant ainsi la prolifération des forces de frappe nationales. Le général de Gaulle et Harold Macmillan insistent sur la nécessité que leurs forces nucléaires respectives demeurent sous contrôle national. Tout en évoquant la possibilité d’une coopération franco-britannique dans le domaine militaire, le général de Gaulle estime qu’en matière de défense, la Grande-Bretagne «ne donne pas vraiment l’impression d’être européenne». De plus, aux yeux du général, la force nucléaire britannique n’est pas «purement britannique», mais «est intimement liée aux États-Unis».

11 décembre

Le 11 décembre 1969, André Malraux, qui créa le ministère de la Culture en 1959 et en fut le premier ministre, passe une journée avec le général de Gaulle à la Boisserie. Ils ne le savent pas encore, mais ce sera leur dernière rencontre. Malraux tirera de cette « interview », un livre qu’il titre, en reprenant une citation de Victor Hugo, Les Chênes qu’on abat.

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11 décembre 1967 : le prototype du premier avion supersonique franco-britannique, le Concorde 001, est dévoilé devant un parterre de ministres à Toulouse-Blagnac. Son premier vol aura lieu 14 mois plus tard. [AFP]

 La petite histoire -Le , le président français Charles de Gaulle suggéra que l’avion soit baptisé « Concorde » et, le , une première maquette grandeur nature du « Concord » sans « e » fut présentée ; une polémique s’ensuivit sur le nom de l’avion. Le ministre britannique de la Technologie Tony Benn mit fin à la polémique en annonçant : « Le Concord britannique s’écrira désormais avec un « e » car cette lettre signifie aussi Excellence, England, Europe et Entente »

            

December 11, 1967: the prototype of the first Franco-British supersonic aircraft, the Concorde 001,
 is unveiled in front of an audience of ministers in Toulouse-Blagnac. Its first flight will take place 14 months later. [AFP]

 The short story - On January 13, 1963, French President Charles de Gaulle suggested
 that the plane be baptized “Concorde” and, on October 24, a first full-size model of the “Concord” without an “e” was presented; 
a controversy ensued over the name of the aircraft. British Minister of Technology Tony Benn put an end to the controversy by announcing: 
"The British Concord will henceforth be written with an 'e' because this letter also means Excellence, England, Europe and Entente".

7 decembre 1941

Attaque de Pearl Harbor

Pearl Harbor, l’une des principales bases navales des Etats-Unis dans le Pacifique,  est située au Sud de l’île Oahu, dans les îles Hawaii. En décembre 1941, une importante flotte américaine se trouve rassemblée dans la baie. Elle  comprend 8 cuirassés, 9 croiseurs, 28 contre-torpilleurs, 5 sous-marins et de nombreux autres bâtiments auxiliaires. C’est à l’aube du 7 décembre qu’elle est la cible d’une attaque aérienne japonaise surprise, sans déclaration de guerre préalable.  En deux heures, sont mis hors de combat, entre autres, 8 cuirassés et 3 croiseurs tandis que 247 avions américains sont détruits au sol. Ce raid provoque l’entrée des Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale.  Au total 2403 marins américains sont tués. Du côté des assaillants, les pertes sont évaluées à 55 tués et 29 avions détruits.

« La guerre nazie est une répugnante affaire. Nous ne voulions pas y entrer ; mais nous y sommes et nous allons combattre avec toutes nos ressources. »      Franklin Delano ROOSEVELT (1882-1945), Déclaration du président des États-Unis, faisant suite à l’attaque sur Pearl Harbor du 7 décembre 1941

Homelie

Le 9 novembre dernier  a l’occasion du 50 eme anniversaire de la mort du Général De Gaulle le président de notre association aurait du lire l’Homélie  suivante (messe annulée pour raison de confinement )

Il y a cinquante ans, le général de Gaulle quittait ce monde pour entrer dans la lumière où nous espérons tous entrer un jour.                                                          Il est, sans doute aucun, la grande figure de notre histoire française, voire européenne, ce dont témoigne le ralliement progressif de toutes les tendances politiques de notre pays. Tous aujourd’hui se revendiquent de sa pensée, de son action et de son patronage y compris les mouvances politiques qui lui étaient le plus hostiles à l’origine.

On se souviendra sans doute de 2020 comme de l’année du covid mais aujourd’hui 2020 est d’abord l’année de la commémoration  du cinquantième anniversaire de la mort de cette prestigieuse figure nationale.                                  En ce temps de turbulences, Charles De Gaulle apparaît aujourd’hui comme un phare et un modelé de ténacité dans l’épreuve. Comme aussi, un exemple de juste résistance à l’iniquité.                                                                                        Nous sommes en droit d’attendre que les hommes, les femmes et les enfants de France n’oublient jamais pareil exemple et en demeurent digne.                              Nous pouvons espérer qu’en chacun de nous résonne à jamais, les paroles frappées d’éternité qui ont refusé la servitude et l’asservissement au nom « de l’honneur, du bon sens et de l’intérêt supérieur de la patrie.

Louis Fiori

Texte en anglais

On November 9, on the occasion of the 50th anniversary of the death of General De Gaulle,
 the president of our association should have read the following homily (mass canceled due to confinement)

Fifty years ago, General de Gaulle left this world to enter the light into which we all hope to enter one day. He is, without doubt,
 the great figure of our French, even European,  history, as evidenced by the gradual rallying of all political tendencies in our country. 
All today claim their thought, their action and their patronage, including the political movements which were the most hostile to them at the outset.

We will no doubt remember 2020 as the year of the covid, but today 2020 is first of all the year of the commemoration of the fiftieth anniversary of the death of this prestigious national figure.
 In this time of turbulence, Charles De Gaulle appears today as a beacon and a model of tenacity in the race. As also, an example of just resistance to iniquity.
 We have the right to expect that the men, women and children of France will never forget such an example and remain worthy of it.
 We can hope that each of us resonates forever with the struck words of eternity that refused servitude and enslavement in the name of
 "honor, common sense and the best interests of the homeland.

 

Le Bréviaire du Général offert au professeur Raoult

Notre adhérente  Maya-Marie -Ida Jeager à offert au professeur Raoult le bréviaire du Général De Gaulle, l’ouvrage toujours disponible auprès de l’association.

À son initiative le 9 novembre Maya à déposer une gerbe promenade Charles de Gaulle sous la plaque du Général De Gaulle.(voir photos)- Six Fours les Plages.
raoult

 

Scan

28 novembre 1947

Le 28 novembre 1947, l’avion dans lequel le Général  Leclerc a pris place s’écrase dans le désert en  Algérie. Aucun rescapé. La nouvelle frappe la France de stupeur tant ce baroudeur paraissait indestructible.

Rien dans le dossier sur l’accident ne peut étayer la thèse d’un attentat» assure le général (cr) Hugues Sylvestre de Sacy, ancien chef du service historique de l’armée de l’air dans le magazine «les Chemins de mémoire», publié par le ministère de la Défense. Cet officier, ancien pilote d’avion de transport, est l’un des meilleurs connaisseurs des circonstances de la mort de Philippe Leclerc de Hautecloque. Et des mystères qui continuent à entourer cet accident d’avion.

le 28 novembre 1947, l’avion dans lequel le général Leclerc a pris place s’écrase dans le désert sur la voie ferrée qui relie Oujda à Colomb-Béchar en Algérie. Aucun rescapé. La nouvelle frappe la France de stupeur. Que s’est-il passé ? Pourquoi ? Enquêtes, conjectures et controverses rendent la vérité difficile à établir, sans compter les rumeurs qui se propagent sur un éventuel attentat.

A l’automne 1947, le climat social est très tendu en France métropolitaine. Outre-mer, la situation se détériore. Le général Leclerc, inspecteur des forces terrestres, aériennes et navales en Afrique du Nord, a reçu pour mission de préparer sur ce territoire une force d’intervention contre les instigateurs potentiels  -notamment les communistes-  de troubles insurrectionnels. C’est dans ce contexte, propice à alimenter la thèse d’un attentat, que Leclerc trouve la mort.

Il est 10h 17, le 28 novembre, quand le B 25 Mitchell, baptisé Tailly 2 du nom de la propriété de Leclerc en Picardie, décolle d’Oran pour Colomb-Béchar. Le général est accompagné de sept collaborateurs. L’équipage  -le pilote, un navigateur, un radio et un mécanicien-  est, depuis fin 1945, attaché à sa personne. Sauf le pilote, le lieutenant Delluc, qui, en septembre, a remplacé le capitaine Michel Le Goc. Ancien du groupe <<Guyenne>>, Delluc a effectué 200 heures de vol en 36 missions de guerre. C’est son cinquième vol avec Leclerc à bord. Ce matin-là, le ciel est chargé, les plafonds relativement bas et la météo annonce des risques de vents de sable. Mais la situation n’est pas catastrophique au point d’annuler le décollage du B 25. En effet, l’équipage est qualifié pour le vol aux instruments et aucun bulletin interdisant les atterrissages n’a été émis par la base de Colomb-Béchar. L’accident provoque donc la consternation.

L’émotion est vive. D’aucuns prétendent que Delluc n’aurait pas dû décoller mais qu’il l’aurait fait sous la pression de Leclerc. Assertion mise à mal par le témoignage d’un équipage qui devait également rejoindre Colomb-Béchar, mais décide de ne pas partir. Le chef de bord rapporte qu’à la station météo, Delluc, qui n’a pas encore vu Leclerc, leur explique que les performances du B 25 en matière d’autonomie lui permettent, si nécessaire, de faire demi-tour sur Oran, ce qui n’est aps le cas de leur Junker 52. Il a donc ainsi pris la décision de partir avant la soi-disant pression exercée par Leclerc. Selon un témoin, avant de monter à bord, le général interroge le pilote sur les conditions météorologiques; Delluc lui donne les prévisions  -perturbations, vents de sable…-  et Leclerc de répondre avec sa brusquerie habituelle: << On passera quand même >>. Peut-on parler de pression ? Même si Delluc connaît mal Leclerc, il sait q’une telle réflexion est dans le style du personnage. Elle ne peut que le conforter dans sa décision de partir et <<d’aller voir>> comme ont dit dans le jargon des pilotes. Il sera toujours temps, en cours de vol, d’annoncer le cas échéant qu’il est impossible de se poser.
Quelques instants avant le décollage, un message de la tour de contrôle fait part d’une aggravation de la météo, sans que cela soit une raison d’annuler (1). Cependant, très peu de temps après le décollage, Delluc se préoccupe des évolutions de la météo au lieu de destination. Il reçoit deux messages à peu d’intervalle. Le premier indique une situation à Béchar meilleure que celle donnée le matin avant le décollage; le second signale une aggravation mais situation toujours meilleure que celle du matin quand l’équipage a décidé de décoller. Ces renseignements figurent dans le procès-verbal des communications radio échangées en morse entre l’avion et la station de Colomb-Béchar. Le PV fournit d’autres informations importantes pour comprendre le déroulement du vol  -telles les corrections apportées sur l’heure estimée d’arrivée et les relèvements goniométriques donnés par Béchar-  et indique l’heure à laquelle est donné chacun de ces renseignements.
Par ailleurs, des témoins ont vu l’avion, d’abord en vol rasant au-dessus de la gare de Bou-Arfa un quart d’heure avant l’accident, puis au moment du crash. Grâce à ces divers éléments, il est possible de reconstituer assez bien les quinze dernières minutes du vol. Premier constat: le pilote n’a pas suivi son plan de vol, qui prévoyait un vol à l’altitude de 2 500 mètres et une percée (2) à l’arrivée. Pourquoi a-t-il jugé préférable de descendre avant et terminer son vol à basse altitude ? La réponse est en partie donnée dans la conclusion du rapport d’enquête: << s’il avait observé son plan de vol, il aurait eu de grosses difficultés à percer par un plafond qu’il s’avait très bas à Colomb-Béchar avec le seul gonio Moyenne Fréquence (3) constituant l’infrastructure radio de cette base, et que dans son esprit cette manœuvre exécutée entre des sommets bouchés devait présenter plus de risques que le vol rasant >>.Il pouvait en effet penser que cette percée serait délicate, les renseignements obtenus en vol par le gonio s’étant révélés faux par rapport à ce qu’il a pu observer au sol. Toutefois on ne peut imaginer qu’il soit descendu à l’aveuglette à travers les nuages dans une région au relief si tourmenté. Il a, à coup sûr, profité d’une éclaircie lui permettant de se recaler avec précision. On peut penser qu’il a identifié la gare de Bou-Arfa sur la voie ferrée conduisant à Colomb-Béchar, qu’il lui suffisait alors de suivre pour arriver à destination. Les données du PV permettent d’estimer à quinze minutes la durée du vol à basse altitude. Que s’est-il passé à l’issue ?

D’après le témoin de l’accident, << la visibilité était très mauvaise par suite d’un fort brouillard formé de pluie fine >>. Par ailleurs, à cet endroit, la voie ferrée devient sinueuse en raison du relief. Delluc, selon toute vraisemblance, réduit sa vitesse. Or, des dernières analyses de l’accident décrites par Jean-Christophe Notin (auteur d’une biographie sur le général Leclerc), il ressort que celui-ci est survenu à la suite d’un départ en vrille à plat dû à une augmentation d’incidence à faible vitesse. Le B 25 percute alors le remblai de la voie de chemin de fer perpendiculairement à celle-ci. Les débris de l’avion et des corps déchiquetés jonchent le sol de part et d’autre de la voie.
Pour comprendre ce qui a pu se passer, il faut revenir sur les modifications apportées à l’avion. Le B 25, avion de bombardement, avait été spécialement aménagé pour les longues missions du général Leclerc, et comportait notamment une couchette dans le poste du mitrailleur de queue. Ces transformations accentuaient la sensibilité de l’appareil aux basses vitesses. Quand la couchette était occupée, le centrage de l’avion s’en trouvait fortement modifié. C’est pour cette raison que, lors des décollages et atterrissages, il était interdit de s’y installer.
Plusieurs années après les faits, dans une lettre adressée à Guy de Valence, ancien aide de camp de Leclerc, Michel Le Goc raconte comment lors d’un décollage du Caire en décembre 1946, il a frôlé la catastrophe: << Quelle ne fut pas ma stupéfaction en arrachant le B 25 du sol, de sentir l’avion basculer d’une seul coup vers l’arrière, les commandes mollir et de voir l’aiguille du Badin (4) régresser brutalement et l’horizon artificiel (5) décrocher ! >> Un décrochage qui aurait pu provoquer une vrille. Un passager n’avait alors pas respecté la consigne… Ne peut-on dès lors envisager que des passagers, surpris par le déroulement imprévu du vol, aient voulu se déplacer vers l’arrière pour voir ce qui se passait ? Ce changement brutal de centrage à basse vitesse suffisait à expliquer le départ en vrille. La découverte par les secours de trois corps dans l’empennage arrière paraît confirmer cette hypothèse.
Tous ceux qui se sont réellement penchés sur les circonstances de cet accident s’accordent à dire que c’est l’explication la plus vraisemblable, déchargeant ainsi Delluc d’une grande part de responsabilité, ce que n’avait pas fait l’armée de l’air dans ses conclusions. En tout cas, rien dans le dossier sur l’accident ne peut étayer la thèse d’un attentat, thèse qui fut alimentée par la présence présumée d’un treizième homme non inscrit sur la liste des passagers. Jean-Christophe Notin croit au treizième homme sans se prononcer sur son identité, ce qui restera vraisemblablement pour toujours un mystère.

Général de brigade aérienne (cr)
Hugues Silvestre de Sacy,
ancien chef du Service historique de l’armée de l’air.
(1) L’inspection de la météorologie jugera qu’il s’agissait de conditions <<dangereuses mais classiques>>, in J-C Notin, Leclerc, éd. Perrin, p. 502.
(2) Une percée consiste à traverser la couche nuageuse, en contrôlant sa position par rapport au sol à l’aide d’un moyen de radionavigation, de manière à se retrouver en vue du sol et de la piste dans une position propice à l’atterrissage.
(3) Instrument qui permet, à partir d’une émission radio de l’avion d’obtenir son relèvement par rapport à la station, et au pilote d’en déduire le cap à suivre pour rejoindre celle-ci.
(4) Instrument de bord indiquant la vitesse de l’avion par rapport à l’air. Du nom de son inventeur.
(5) Instrument de bord indiquant la position de l’avion par rapport à l’horizon.

(textes repris  des Chemins de la Mémoire / 177 13 nov 2008)images (1)

 

27 novembre 1967 : de Gaulle s’oppose à l’entrée de l’Angleterre dans la CEE

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Comme quatre ans auparavant, la deuxième candidature britannique à la Communauté économique européenne se heurte en 1967 au veto du général de Gaulle. La demande de l’Angleterre est refusée avant même l’ouverture de négociations.e général de Gaulle s’en explique lors d’une conférence de presse le 27 novembre 1967. Il rappelle les réticences des Britanniques à l’égard de la Ceca et du traité de Rome instituant la CEE. Selon lui, il y a incompatibilité entre les orientations économiques anglaises et les ambitions des Six. En cause, le refus des Anglais d’accepter les règles de la politique agricole commune qui les contraindraient à renoncer à leurs approvisionnements à bas prix sur le marché mondial ou auprès des pays du Commonwealth. La France considère de surcroît que l’Angleterre est trop endettée et trop fragile pour adhérer à la CEE qui, elle, affiche une santé monétaire insolente. Autrement dit, le général de Gaulle ne veut rien concéder à l’Angleterre, que ce soit en matière du financement du budget, de l’Europe verte ou des relations avec les pays tiers.