Journée nationale du souvenir de la déportation

 


Instaurée après la Seconde Guerre mondiale, cette journée rend hommage aux millions de personnes déportées dans les camps de concentration et d’extermination nazis, victimes de la barbarie du régime dirigé par Adolf Hitler.

Elle a une double portée :

  • honorer la mémoire des déportés, qu’ils aient été résistants, opposants politiques, ou persécutés pour ce qu’ils étaient (notamment lors de la Shoah),
  • transmettre l’histoire et ses leçons, afin de lutter contre l’oubli, le négationnisme et toute forme de haine ou de discrimination.

Partout en France, des cérémonies officielles, dépôts de gerbes et moments de recueillement sont organisés, souvent en présence d’anciens déportés, de leurs familles et des autorités locales. C’est une journée sobre, tournée vers la mémoire, la vigilance et la transmission.

A toulon  lecture du Testament d’Auschwitz, Denise Toros-Marter par Enzo Maurel ONAC-VG, Adrien Garrivet eleve de la seconde classe de defense du Lycée Bonaparte lauréat national du CNRD 2025, Olympe GaiGa-Tallent élève de seconde au lycée Beaussier lauréate nationale du CNRD 2025.

Un grand merci à Delphine Castagnino, représentante du pôle « Valeurs de la République » du rectorat, pour cette belle initiative en conviant deux élèves à la lecture.

© Association varoise de l’Appel du 18 juin – tous droits réservés »

 
 
 
 

Journée nationale 2026 : le message des associations de déportés contre l’oubli

25 avril 2026

 

Voici le message rédigé conjointement par la Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP),la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD),,l’Union Nationale des Associations de Déportés et Internés de la Résistance et Familles (UNADIF – FNDIR), la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD), pour la Journée nationale des victimes et des héros de la déportation du dimanche 26 avril 2026, précédée dans un certain nombre de ville par une veillée de la déportation le samedi 25 avril 2026.

« Le dernier dimanche d’avril, notre nation est appelée à rendre hommage aux victimes et héros de la déportation disparus dans les camps de concentration et les centres d’extermination nazis. La mort par le gaz, le travail forcé, la faim, la soif, les sévices de toutes sortes : tel était le traitement infligé à tous ceux que les nazis considéraient comme des ennemis du Reich en raison de leur engagement dans la Résistance, de leurs choix politiques, de leurs convictions religieuses, de leur mode de vie, ou même sans raison particulière pour toutes les victimes des rafles.

Lorsque les armées alliées entrèrent dans les camps, elles ont été confrontées à l’horreur de l’enfer concentrationnaire. Parmi les milliers de cadavres qui jonchaient le sol, des survivants erraient parmi les décombres, regards vides, corps décharnés : des enfants, des femmes et des hommes dont l’identité avait été retirée pour mieux les avilir. Il s’agissait d’une entreprise systématique de déshumanisation poussée à l’extrême jusqu’à la pratique d’expériences pseudo médicales par des médecins nazis sans aucun scrupule.

Malgré l’avancée des forces alliées sur tous les fronts, le IIIe Reich n’a pas renoncé à son dessein mortifère. Il ordonne l’évacuation des survivants des camps qui se transforme en d’impitoyables Marches de la Mort.

Les déportés qui sont revenus de cet enfer, ont vécu un retour difficile à la vie et à la liberté. Mais, fidèles aux serments prêtés à leurs camarades disparus, les survivants ont, malgré leurs propres traumatismes ou la difficulté d’être crus, pris le chemin courageux du témoignage.

Au moment où les derniers déportés nous quittent, la remémoration de leurs engagements et de leurs sacrifices doit continuer d’être un rempart contre l’ignorance, l’oppression et l’antisémitisme.

Aujourd’hui se jouent de nouveaux équilibres mondiaux dans des rapports de force anxiogènes, et le combat des déportés, attachés au respect du droit international porté par le tribunal de Nuremberg, ne doit pas rester vain.

La mémoire de la déportation s’inscrit dans le patrimoine immatériel de l’humanité en ce qu’elle a de plus sombre, aussi sa transmission se veut-elle un acte de confiance à l’égard des jeunes générations dont la conscience et la responsabilité doivent permettre de garantir les valeurs civilisatrices de paix, de liberté, de dignité pour tous. »

Ce message a été rédigé conjointement par :

 

La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD)

 

La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP)

 

L’Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de disparus – Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (UNADIF – FNDIR)

 

Avec le concours des Associations de mémoire des camps

 

 

Photographe :Francis Jacquot- Delphine Castagnino  

© Association varoise de l’Appel du 18 juin – tous droits réservés »

 
 
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